08/09/2010

Extinction de la race humaine

Extinction de la race humaine

Frank Fenner, professeur de microbiologie émérite à l’Université nationale australienne, pense que la race humaine sera éteinte d’ici 100 ans. Selon lui, elle sera incapable de survivre à l'explosion prévue de sa population et à une consommation "débridée".
"L'espèce humaine va s'éteindre. Peu importe ce que nous faisons maintenant, c'est trop tard" déclare-t-il. Et selon lui, de nombreuses espèces animales devraient suivre le même chemin.
 
La population humaine s’élève désormais à 6,8 milliards d’habitants et dépassera les 7 milliards d’ici 2011.

La consommation excessive de certaines populations, notamment dans les pays riches, entraîne un réchauffement climatique qui n’en est qu’au tout début mais qui est pourtant déjà bien visible.
Selon certains scientifiques, la race humaine est entrée dans une période appelée Anthropocène depuis le début de l’industrialisation.

L’impact de cette période sur la planète peut être comparé à un âge de glace ou un impact de comète.

 

L'expression « fin du monde » désigne le moment supposé d'une destruction de l'univers, de la Terre, ou de la seule humanité.

On retrouve ce thème dans de nombreuses religions, philosophies et mythologies.

 

Extinction de l'Homme 

Elle peut tout d'abord découler de l'activité humaine (pollution, épuisement des ressources naturelles, effet de serre). Le réchauffement climatique est susceptible d'entraîner une diminution de l'oxygène dans l'air par mort du plancton et une libération de sulfure d'hydrogène mortel pour la majorité des organismes.

En dehors des effets de l'activité humaine, toute espèce est amenée à disparaître suivant les lois de l'évolution. L'espèce humaine est la dernière branche des Homo, ce qui indiquerait une évolution en « impasse », une extinction dans quelques centaines de milliers d'années (bien que le fait que certaines espèces animales soient quasiment inchangées depuis des millions d'années peut relativiser la chose). Voir aussi l'argument de l'apocalypse, une théorie probabiliste.

 

 

Destruction de la Terre 

Concernant la destruction de la planète, ou en tout cas d'une grande partie de toutes les formes de vie, plusieurs scénarios sont évoqués :

§  Hiver d'impact suite à la collision de la Terre avec un astéroïde géocroiseur ou une comète.

Ce scénario inquiétant fait partie des hypothèses les plus sérieuses pour expliquer l'extinction des dinosaures ainsi que d'autres extinctions passées, et fait l'objet d'une attention particulière.

Une intervention humaine serait éventuellement susceptible de l'éviter : bombe, laser, voile solaire, collision cinétique, propulsion classique, solaire, ionique... afin de dévier, accélérer, ralentir, ou détruire l'astéroïde dangereux.

De ce fait, certains organismes  scrutent le ciel afin de repérer les astéroïdes qui seraient susceptibles de frapper la Terre à plus ou moins longue échéance.

La fréquence de ce type de phénomènes semble relativement brève à l'échelle astronomique : de quelques centaines de milliers d'années à quelques centaines de millions d'années selon les énergies d'impact. Beaucoup de traces, bien qu'érodées par le temps, sont encore visibles sur la surface terrestre.

§  le refroidissement du noyau terrestre entrainant la fin du champ magnétique terrestre.

La fin du champ magnétique laisserait le vent solaire pénétrer dans l'atmosphère terrestre, bombardant la surface terrestre de particules énergétiques dont l'augmentation deviendrait potentiellement dangereuse. Les formes de vies alors présentes à cette époque devront se protéger ou périr. Cependant, la diminution du champ magnétique devrait être extrêmement progressive, laissant à l'évolution le temps de faire son œuvre. L'étude de l'histoire terrestre montre qu'une inversion de champ magnétique n'a jamais eu de conséquence fâcheuse sur les espèces. Mais inversion n'est pas disparition.

§  La disparition de l'atmosphère par fuite vers l'espace.

La Terre perd actuellement environ 3 kg d'hydrogène et 50 g d'hélium par seconde ce qui est très peu mais une petite fuite finit par peser aux échelles de temps géologiques.

Plusieurs phénomènes se conjuguent pour expliquer ces fuites auxquelles, par exemple, est due la très faible pression actuelle sur Mars. Ainsi, il est prévu, concomitamment à l'augmentation de la luminosité du Soleil, que la Terre devienne un désert total dans environ 2 milliards d'années après que les océans se seront asséchés.

§  l'évolution stellaire indique que le Soleil durant « sa vie » sur la séquence principale, augmente lentement sa puissance au rythme de 1% tout les 90 à 100 millions d'années.

Dans environ 1 milliard d'années, le climat de type terrestre ne pourra plus être maintenu, et la Terre deviendra une étuve. Ensuite, la vapeur d'eau sera progressivement décomposée par les ultraviolets solaires en hydrogène et oxygène, l'hydrogène finira par s'échapper dans l'espace et l'oxygène à se combiner aux roches de par les hautes températures de surface.

La Terre connaitra alors un destin similaire à sa « planète sœur » Vénus.


Au bout de cette lente augmentation de la puissance solaire, le Soleil quittera alors la séquence principale, et sa puissance augmentera encore plus vite comme sa taille. Il passera par une phase de géante rouge et verra son volume considérablement augmenter.

Le Soleil, qui a vécu ~4,6 milliards d'années sur les 10 (à 12) milliards d'années que durera sa vie, soufflera alors l'atmosphère résiduelle de la Terre (où toute vie sera retirée depuis bien longtemps...)

 La surface terrestre, mise à nu, se mettra progressivement à fondre devant la géante rouge qui grossira jusqu'à englober quasiment tout le ciel diurne.

Ce qui restera du globe incandescent de ce qui fut la Terre, dépendra des frottements et effets de marée dans l'atmosphère externe du Soleil devenu « géante rouge ».

Cet évènement de transformation du Soleil en géante rouge est inévitable.

Beaucoup de scénarios de science-fiction plus ou moins plausibles évoquent un déménagement de l'humanité sur une autre planète.

Si la survivance d'ici là de l'espèce humaine n'est pas physiquement impossible, elle est tellement improbable qu'elle peut être considérée nulle.

 

 

Fin de l'Univers 

Le destin de l'univers dans son ensemble est lui une question toujours ouverte.

Les scénarios les plus probables prédisent une expansion ininterrompue, entraînant une mort thermique par diminution continue de la densité de la matière et du rayonnement.

(tiré d’un article Wikipédia)

 

 

16:54 Écrit par Georges Le Belge dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/09/2010

2012 ou 2036 ?

apophis.jpg

 

On sait de façon certaine qu'Apophis, astéroïde d'environ 270 mètres de diamètre pour une masse de 27 millions de tonnes, pourrait croiser l'orbite de la Terre le 13 avril 2036. Un choc éventuel dégagerait une énergie équivalente à plus de 500 mégatonnes, soit 35 000 fois plus que la bombe larguée sur Hiroshima le 6 août 1945. Le risque d'une collision frontale est mince (1 chance sur 45 000, semble-t-il), mais le dommage serait immense. Que fait-on pour se donner les moyens de dévier ce monstre? Presque rien, sinon discourir sur un éventuel projet de traité international qui devrait bientôt être soumis à l'ONU.

 

Plus grave encore: beaucoup de spécialistes murmurent que la transformation du climat, aggravée ou non par l'activité humaine, pourrait avoir, à court terme, des conséquences mortelles pour l'espèce humaine. Soit elle libérerait des bactéries contenues dans la toundra sibérienne (plus précisément dans la merzlota, terme russe pour définir le pergélisol, la partie gelée du sous-sol de la toundra), entraînant la production de méthane et de protoxyde d'azote, ayant beaucoup plus d'impact sur le climat que le gaz carbonique. Soit parce que cela libérerait directement des puits de méthane aujourd'hui piégés dans des cristaux d'eau, qui répandraient sur la planète un nuage asphyxiant. De ces hypothèses, beaucoup de savants parlent ; certains ont mesuré la présence de ces bactéries dans la mer de Laptev, en Russie, au bord de l'océan Arctique.

 

Certains avancent une date pour la catastrophe: 2012. Le nouveau secrétaire à l'énergie américain, Steven Chu, Prix Nobel de physique, dit lui-même son inquiétude: "La grande peur, c'est que la toundra se réchauffe, que ces microbes se réveillent et s'attaquent à ces réserves de carbone, qui seraient libérées dans l'atmosphère. Dès lors, quoi que fassent les humains, la situation serait hors de contrôle."

 

D'autres savants, rassurants, disent au contraire que l'impact de ces bactéries sur le climat n'aura pas lieu avant 20 000 ans, en particulier parce que le niveau des mers va monter...

 

???

Transportons-nous en 2029 :

Vendredi 13 avril 2029. Massés en divers endroits propices d'Europe de l'ouest et d'Afrique du nord, des milliers d'astronomes, autant amateurs que professionnels observent un petit point de troisième magnitude qui parcourt rapidement (42 degrés par heure) le ciel étoilé. Apophis, un astéroïde récemment découvert, vient de croiser la Terre.

 

Ce qu’on avait constaté 25 ans avant :

 

L'alerte a été donnée pour la première fois durant les vacances de Noël 2004. Des équipes de scientifiques du Jet Propulsion Laboratory (JPL) et de l'université de Pise, spécialisées dans la prédiction des impacts d'astéroïdes, ont constaté en même temps qu'un de ces petits corps risquait, avec une chance sur 200, d'entrer en collision avec la Terre le 13 avril 2029. Un vendredi 13, ce qui ne s'invente pas !

 

 

 

La solution ?

 

Si le danger de collision avec la Terre persiste, diverses solutions seront alors envisagées. L'utilisation de charges explosives pour désintégrer l'astéroïde fait actuellement l'unanimité… des producteurs de cinéma, qui oublient tous en chœur que la multiplication des fragments en augmenterait encore considérablement le risque.

L'idée salvatrice viendra peut-être d'une étude d'Edward Lu et Stanley Love, deux astronautes de la NASA, qui proposent de positionner et maintenir un vaisseau spatial de la taille d'une simple cabine Appolo à proximité immédiate d'Apophis au moyen de moteurs ioniques fonctionnant à l'énergie solaire. Selon leurs calculs, la seule force d'attraction entre les deux objets suffirait à dévier l'astéroïde des quelques centaines de mètres nécessaires afin qu'il manque le couloir de 620 mètres de diamètre qui l'amènerait, en 2029, à percuter la Terre sept années plus tard.

 

 

D'autres solutions sont envisagées, notamment par une commission présidée par l'ancien astronaute d'Apollo 9 Rusty Schweickart. Miroirs gonflables afin de diriger le flux solaire vers l'astéroïde, échauffement de sa surface par rayons laser pour vaporiser ses roches et engendrer une poussée sont autant de possibilités, mais qui exigent une connaissance parfaite de la composition de l'astre.

 

18:36 Écrit par Georges Le Belge dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |