16/02/2012

Les différents crânes recensés ( 3/13 et 4/13 )

 Le crâne de cristal de Paris

 

Ce crâne, fait partie de la collection du Musée du quai Branly ;

il est en quartz limpide d'une grande pureté, ressemblant beaucoup au crâne de Mitchell-Hedges.

Il mesure 11 cm de haut et pèse plus de  2 kg ; sa mâchoire n'est pas séparée du reste du crâne. Il a la particularité d'être traversé de haut en bas par un orifice de forme biconique, indication qu'il a été fait à la main.

Offert par l’explorateur Alphonse Pinart en 1878, il fut le premier à entrer dans un musée.

Selon Jacques Lévine, conservateur de la collection américaine du Musée de l'Homme, il a longtemps été considéré comme un chef-d’œuvre aztèque représentant Mictecacihuatl, divinité de la mort.

Il est désormais rangé parmi les imitations fabriquées au XIXe siècle en Allemagne à partir de quartz brésilien, fournies par l’antiquaire Eugène Boban de qui A. Pinart tenait une partie de sa collection.

Néanmoins, selon le British Museum, il est possible que certains crânes perforés aient été fabriqués au Mexique à l’ère coloniale pour servir de base à des croix catholiques.

 

 

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Le crâne de la Smithsonian Institution, à Washington

 

Ce crâne est le plus grand (25,5 cm sur 22,5 cm) et un des plus lourds (14 kg) de tous les crânes de cristal.

Il n'est pas transparent, mais translucide et trouble, un peu comme celui du British Museum.

Il n'a pas la mâchoire séparée du crâne, mais il est creux avec des orbites vides à la façon d’un vrai fossile.

Donné en 1990 par une personne disant en avoir fait l’acquisition dans les années 1960 au Mexique, il a tout d’abord été mis de côté en attendant le résultat d’une expertise.

Celle-ci a rendu publics pour la première fois en 1992 les doutes portant sur l’authenticité des grands crânes de cristal.

En 2005, il fût aussi soumis à une expertise du British Museum. Les traces de meules du crâne ont permis de déterminer que sa fabrication est récente et est donc considéré comme un faux.

Encore une fois, les indices pointent vers Eugene Boban, un faussaire de l’époque, aussi suspecté d’être l’auteur du crâne de cristal de Paris et de celui du British Museum.

 

09:12 Écrit par Georges Le Belge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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